Égo du dépendant : Comment aider un proche qui a la blessure d’abandon?

égo du dépendantComment aider nos proches à guérir leur blessure d’abandon ou comment leur apporter des solutions pour se libérer des comportements influencés par l’égo du dépendant?  

Comment arriver à leur faire entendre et sentir que nous les aimons profondément quand l’égo de la blessure émotionnelle d’abandon arrive à les convaincre qu’ils ne sont « pas assez« ?.

Comment faire pour les soutenir quand nos marques d’attention et d’affection semblent ne jamais être suffisantes à leurs yeux?

Aujourd’hui, j’aborde l’égo de la personnalité du dépendant sous un angle qui pourrait bien vous surprendre, pour prendre soin des autres et de vous-même. (lire aussi l’article : mieux comprendre la peur de l’abandon.)

1- Blessure d’abandon : Reconnaitre l’égo du dépendant en soi et chez l’autre.

 

1.1 – Vous n’êtes pas votre égo.

Pour commencer, je vous propose un rappel de ce qu’est la blessure émotionnelle d’abandon et  l’égo du dépendant

Car sur mes programmes d’accompagnement à l’épanouissement de soi,  je suis régulièrement poussée à reprendre la façon dont mes clientes s’expriment spontanément au sujet de leurs blessures  majoritaires. Elles ont souvent lu le livre de Lise Bourbeau, les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même , elles suivent mes différentes Vidéos Live sur Facebook à ce sujet,  et font parfois l’erreur de s’identifier aux manifestations de leur égo comme ceci: 

« J’ai identifié ma blessure émotionnelle principale. Je suis blessure d’abandon « .

Permettez-moi de rectifier car c’est important pour la suite de cet article. Non, vous n’êtes pas « blessure d’abandon ».  Vous n’êtes d’ailleurs aucune de vos blessures émotionnelles. Vous êtes une personne qui, lorsqu’elle se sent profondément blessée, honteuse ou coupable vis-à-vis d’elle-même ou des autres,  utilise une stratégie selon les moyens qui sont les siens, pour se protéger et s’éviter de souffrir. Dans le cas de la blessure d’abandon, (il existe 5 blessures émotionnelles au total), on nomme les  comportements/réactions censés nous éviter la souffrance :  égo du dépendant, ou égo de la personnalité du dépendant. 

 

1.2 – Blessure d’abandon et manifestation de l’égo du dépendant.

 

Maintenant que nous avons clarifié un point essentiel au sujet du travail avec les 5 blessures émotionnelles, je vous propose un rappel des 2 caractéristiques majeures sur la blessure d’abandon (physiques et réactionnelles) qui permettent d’identifier l’égo du dépendant censé nous éviter de revivre un abandon sous une forme réelle ou perçue.

1- La blessure émotionnelle d’abandon majoritaire et l’égo du dépendant se développent dans notre enfance via nos perceptions des relations avec les personnes du sexe opposé . Cette blessure se reconnait visuellement dès l’adolescence par plusieurs caractéristiques de votre morphologie. (Lire ici l’article qui aborde le sujet de la morphologie) 

2- Dans un second temps, l’égo du dépendant se reconnait par les réactions qu’il pousse une personne à  adopter lorsqu’elle a peur de ne pas « être assez » telle qu’elle est et que cela puisse la conduire à perdre le soutien, l’affection, l’amour d’une personne du sexe opposéC’est ainsi que l’égo du dépendant engendre une ou plusieurs attitudes comme :

  • La dépendance affective et une tendance à fusionner avec les désirs/attentes des autres.
  • La tendance à se faire paraitre faible, fragile, vulnérable, incapable, comme manquant ayant manqué d’affection, d’amour et comme ayant besoin de soutien.
  • La manipulation affective ou le chantage pour recevoir de l’attention ou du soutien.
  • La plainte, les pleurs ou la victimisation.
  • L’attente que les autres comblent ses besoins à sa place. La tentative de culpabiliser ceux qui refusent d’en prendre la responsabilité.
  • La tendance à ramener le centre de l’attention à soi-même.
  • Le ressenti d’une tristesse permanente causée par des perceptions fréquentes de manque/vide.
  • Une complexité à exprimer clairement ses demandes et définir ce qu’elle veut dans la Vie.

 

égo du dépedantAu quotidien, ces comportements cumulés peuvent engendrer énormément d’angoisse pour la personne concernée, n’ayant pas conscience qu’en agissant sous influence de cet égo du dépendant, elle augmente ses chances de revivre l’abandon qu’elle redoute le plus. (lire l’article sur l’auto sabotage  ici).

Et pour l’entourage proche, le sentiment d’impuissance, d’incompréhension, de frustration et de lassitude face à ces comportements répétés deviendront souvent, sur le long terme, un motif de prise de distance dans la relation. Et pourtant, nous avons tant à apprendre de la responsabilité et de l’amour inconditionnel grâce à ce cocktail sur mesure que nous propose l’égo du dépendant par ses manifestations. 

Car le problème n’est pas que la personnalité du dépendant n’aime pas recevoir de l’aide. Au contraire, elle adore recevoir du soutien, des conseils et de l’aide de ses proches du sexe opposé, mais pas nécessairement pour les suivre ou les mettre en pratique. Car les suivre, quand ils concernent le gain d’autonomie ou la responsabilité de sa Vie, serait l’aider à sortir de ce qui lui procure inconsciemment sa bonne raison de recevoir l’attention, perçue comme de l’amour. 

Voici donc quelques partages qu’expriment celles et ceux qui ne savent plus comment faire pour aider leurs proches face à l’égo du dépendant,  car rien ne semble évoluer ou changer en apparence : 

 

« Qu’est-ce qui fait que malgré tous les conseils que je lui donne, elle n’en fait qu’à sa tête et recommence les mêmes erreurs? C’est comme si je chantais! »

 

« J’ai beau lui répéter combien elle compte pour moi, j’ai l’impression que ce n’est jamais assez, elle exige toujours plus d’attention que ce que je peux lui donner et va jusqu’à exiger comment je devrais la donner. »

 

« Qu’est-ce qui fait que malgré les plaintes et la souffrance qu’il exprime, les galères qu’il s’attire tous les mois, il ne change pas? On dirait qu’il se plait dans la situation pénible qui est la sienne! »

 

« J’ai fait de mon mieux pour lui venir en aide quand elle a décidé de quitter son mari. Je n’ai pas compris pourquoi elle est revenue vers lui quelques jours plus tard alors qu’elle continue de souffrir de cette relation. »

 

 

Alors, Que faire? Comment leur venir en aide? Comment leur faire entendre nos conseils? Comment leur faire sentir notre affection et les aider à se libérer des perceptions l’égo du dépendant semblant les saboter dans leur droit au bonheur?

 


2 – Égo du dépendant : comment aider un proche à s’en libérer?

 

2.1 – Ego du dépendant et bénéfices au mal-être.

 

Nous cherchons des solutions pour venir en aide aux autres? …Certes! Mais avant cela, avons-nous véritablement envisagé la forme d’aide qui puisse leur être la plus bénéfique possible? 

2.1.1 – Aide, conseils et égo du dépendant.

Commençons par nous remémorer si nos proches nous ont réellement exprimé le désir de recevoir un conseil ou notre aide.  C’est important et je vous explique pourquoi juste après. Ont-ils vraiment sollicité notre aide? ou leur avons-nous imposé nos conseils et notre présence par peur, honte ou culpabilité vis-à-vis de leurs comportements dérangeants?.

S’ils n’ont pas fait la démarche de solliciter notre aide par eux-mêmes, peut-être croyez-vous qu’ils n’osent pas le faire par peur ou pudeur?. Dans ce cas, prenez-vous soin de leur poser la question?  Désirent-ils recevoir votre aide au sujet du problème qu’ils rencontrent ?.

Car connaitre l’égo du dépendant c’est savoir qu’il perçoit et fait ressentir à la personne concernée, une forme de vide affectif qu’elle cherche à fuir ou combler par tous les moyens.  Attirer du soutien ou de l’attention par les problèmes, la plainte et la victimisation font partie du processus, parce que c’est assez accessible à tous et efficace pour obtenir à court terme du soutien. .

 Autrement dit, bien qu’une personne concernée par la blessure d’abandon majoritaire semble souffrir de la situation qui est sienne, cela ne signifie pas obligatoirement qu’elle ait le désir de la changer, aussi frustrant que cela puisse être à accepter pour ceux qui l’aiment. Même si la situation est douloureuse, elle offre aussi certains bénéfices comme l’attention qu’elle peut recevoir de ceux qui se projettent s’ils avaient à vivre la même situation à sa place, ou de ceux qui se sentent suffisamment exaspérés par son attitude pour intervenir.

Dans les 2 cas, vous pensez certainement bien faire en mettant les pieds dans le plat mais observez bien sur le long terme, peut-être contribuez-vous sans le savoir ni le vouloir, au maintien de la problématique?  Pour en avoir le coeur net, tentez de proposer votre aide plutôt que l’imposer et admirez si l’égo du dépendant se met à l’oeuvre. Voici quelques indices qui vous permettront de le reconnaitre  : 

  • Si la personne à qui vous proposez votre aide ne vous répond ni « oui » ni « non » directement à cette question mais tourne sa réponse autour de son problème ou de son manque de confiance en elle. Comment répondre?  exemple : « J’entends bien ce que tu me dis mais ce n’est pas la question que je te pose. Souhaites-tu mon avis sur la situation que tu m’exprimes ou pas? Sens toi libre d’accepter ou de refuser. »

 

  • Si elle vous répond « oui » pour ensuite vous expliquer en quoi votre conseil ne fonctionnera pas pour elle ( alors qu’elle ne l’a pas encore appliqué ou juste depuis 5mn). Comment répondre?  exemple: « C’est le mieux que je puisse te conseiller. Je ne suis effectivement pas à ta place et je ne sais pas si ça ne peut fonctionner pour toi. Je suis là si tu as envie de te lancer ou faire plus qu’essayer. »

 

  • Si elle vous répond « oui«  sur le moment, mais ne tient systématiquement pas compte de vos conseils pour vous redemander plus tard quoi faire dans cette même situation.  Comment répondre ? exemple: « Tu sais déjà ce que j’en pense, nous en avons discuté ensemble. Tu sais combien je crois en toi, c’est pourquoi je peux te proposer de clarifier le conseil que je t’ai donné la dernière fois. Est-ce que ça te va? « .

 

  • Il est aussi possible que la personne vous réponde « non«  uniquement pour avoir l’opportunité de se dévaloriser oralement devant vous et espérer que vous la rassuriez à ce sujet. Comment répondre? exemple: « J’entends que pour le moment tu crois être………mais je ne suis pas d’accord avec la façon dont tu te perçois. Malgré ce que tu penses de toi, je vois une personne …….., largement capable de …………, assez volontaire pour …………….. Je suis d’accord pour parler avec toi de la situation que tu traverses, mais je ne suis pas d’accord pour t’écouter te dévaloriser gratuitement à ton sujet. Est-ce que ça te convient qu’on fonctionne désormais comme ça entre nous? 

Il est possible, en adoptant plus souvent cette attitude  vis-à-vis de ceux qui ont développé de forts bénéfices à l’égo du dépendant, qu’ils choisissent de  se tourner vers d’autres personnes que vous pour partager ce qui, selon eux, justifie leur mal-être. Pas parce que vos conseils donnés sont mauvais, au contraire! Parce qu’ils n’ont pas envie de les suivre pour le moment, étant donné que leur subconscient perçoit encore trop de risques/peurs à prendre les rênes de leur Vie. Ils sentent désormais que vous êtes prêts à les respecter tels qu’ils sont, avec les choix qu’ils font, en refusant de les considérer comme des malchanceux du sort. Ils savent que vous n’êtes plus en accord avec des discussions qui tournent à la dévalorisation d’eux-mêmes pour recevoir du soutien. 

Si cette situation se produit, acceptez simplement que cette personne fait au mieux des moyens qui sont les siens pour combler ses valeurs hautes et son vide affectif actuel. Quand elle agira par moment dans le sens de plus d’autonomie ou de responsabilité, même s’il s’agit d’une simple parole, encouragez-là et accordez-lui votre pleine attention. Avec le temps et la répétition, leur subconscient pourra enregistrer une nouvelle donne : « Je peux être aux commandes de ma Vie et recevoir une autre forme d’attention que celle obtenue par sécurité dans la plainte et la victimisation« .

Ce ne sera toujours pas facile. Certains tenteront de se rebeller et de vous culpabiliser parce que selon eux, vous n’acceptez plus « comme avant« , de les soutenir.  Ils auront l’impression que « vous aussi, vous les laissez tomber! ». Par « soutien », ils veulent dire que vous n’acceptez plus de répondre aux besoins qui leurs appartiennent à eux et dont ils choisissent de ne pas prendre la responsabilité.

Respirez et sachez que cette façon de vous provoquer fait aussi partie de la manifestation de l’égo du dépendant pour obtenir de l’attention et que ce n’est pas leur rendre service que de céder à ce chantage affectif . Comment répondre?  exemple : « Tu crois que je t’aime pas, que je ne te soutiens pas, parce que je refuse de te donner plus de mon attention quand tu t’en sers pour te faire du mal ou te dévaloriser.  Je comprendrais si tu choisis de voir les choses ainsi mais ce n’est pas le cas dans ma façon de voir les choses. D’ailleurs, si on venait à inverser les rôles? S’il s’agissait de moi entrain de te raconter que je suis une personne inintéressante et sans valeur? Considèrerais-tu que m’aimer c’est me soutenir et me laisser dire? 

Non, ce ne sera pas toujours facile, surtout quand l’habitude a été prise de réagir à tout va. Mais en tant que proche, sachez qu’aimer, ce n’est pas toujours approuver, c’est aussi quand il le faut : savoir challenger. Observez les résultats que donnent dans la relation ce que vous avez essayé jusqu’ici pour faire réagir autrui et demandez-vous si cela a porté ses fruits. Si vous estimez vous être épuisé pour peu de bénéfices dans la qualité de votre relation, concentrez vos efforts d’attention et de communication sur ce que vous voulez voir se développer chez ceux que vous aimez.

 


2.2 – L’aide sous forme de critique déguisée.

Nous venons de voir jusqu’ici 2 raisons qui expliquent que les personnes sous influence de l’égo du dépendant entendent nos conseils ou acceptent notre aide sans forcément mettre en pratique. 

Pour résumer : 

  1. Lorsque ces conseils portent particulièrement sur l’autonomie et la responsabilité, sujets sensibles pour l’égo du dépendant. 
  2. Lorsque la personne tire des bénéfices à fuir ou combler ainsi son vide affectif et justifier son besoin de soutien.

Observons maintenant si l’aide et les conseils qui semblent ne pas être appliqués par nos proches à l’heure actuelle, ne camouflent pas un magnifique enseignement sur soi. Oui, oui sur soi-même, comme la découverte des attentes et projections de notre propre égo sur autrui. Car les personnes concernées par la blessure émotionnelle d’abandon ne sont pas les seules à avoir un égo farceur. Nous nous voilons aussi souvent la face sous couvert de nos bonnes intentions.

Voici ici quelques exemples : 

  • « J’aimerais que tu M’écoutes et que tu suives MES conseils? » ( MOI je sais mieux que toi ce qui est bon pour toi.)
  • « Quand vas-tu ouvrir les yeux sur la réalité de ton couple? » (MOI je vois la réalité!)
  • « Quand vas-tu prendre enfin ta Vie en mains et te montrer responsable ? »  (Si J’étais à ta place, JE ne me laisserais JAMAIS aller comme ça!)

égo du dépendant Autant de formes d’aide motivées par une bonne intention de base mais qui ne feront qu’une chose : engendrer toujours plus de résistance de la part de celles et ceux qui les reçoivent. Premièrement parce que cette aide vient les placer face aux responsabilités qu’ils fuient par bénéfices, mais aussi parce que cette aide est formulée dans la critique cachée de ce que la personne « fait » ou « est ».  Ne sommes nous pas entrain d’en profiter pour que notre égo rigide, masochiste, contrôlant ou fuyant (voir les 5 blessures émotionnelles)  puisse se donner de l’importance? Finalement, n’est-ce pas ici l’égo du dépendant qui nous rappelle ce qu’est l’humilité, notre place et notre vraie responsabilité?. Quand nous voulons à tout prix changer les autres, leur résistance nous rappelle que nous ne sommes responsables que des conséquences de nos propres choix, et n’avons pas de responsabilité envers les leurs. 

Comment procéder? exemples :

  • « Je ne sais pas ce qui est le mieux pour toi car je ne suis pas à ta place. On peut en parler et je peux te partager ce qui marche pour moi si tu veux. « 

 

  • « Souhaites-tu avoir mon avis sur ce que je perçois de cette situation dans ton couple? Parce que ma vision des choses est opposée à ce que tu m’as décris. « 

 

  • « Tu ne souhaites pas chercher du travail alors que tu me dis avoir besoin d’argent pour prendre ta vie en mains. Quelles sont les conséquences pour toi si tu choisis de penser/agir ainsi et si rien ne change dans 3 mois? Qu’est-ce que tu te seras empêché de vivre dans 3 mois si tu avais décidé d’agir pour gagner cet argent? Es-tu d’accord avec le prix à payer et les conséquences de ce choix pour toi et ta Vie? »

D’ailleurs, observez! En tentant de convaincre une personne de changer par la critique cachée, l’interdit ou la culpabilité qu’obtenez-vous comme réaction de sa part ?. La responsabilité n’est pas de convaincre les autres de changer parce que leurs comportements nous dérangent. C’est laisser les autres assumer les conséquences de leurs choix. Y compris quand ça ne nous plait pas, y compris quand nous ne les comprenons pas, y compris quand nous ne sommes pas d’accord…et ça nous fait peur :

  • Parce que notre corps mental croit avoir peur pour l’autre alors qu’il a peur des conséquences pour lui-même s’il reste à sa place.
  • Parce que notre corps mental croit que la responsabilité est synonyme de « ne rien faire«  et donc la porte ouverte à tout et n’importe quoi. Ce n’est pas le cas. La responsabilité ne signifie pas que nous sommes impuissants et que nous n’avons « rien à faire » pour accompagner autrui. Au contraire, la responsabilité place notre énergie et notre puissance au bon endroit.

Car si nous ne sommes pas responsables des conséquences des choix que feront les autres à l’avenir, nous pouvons les aider à clarifier ces conséquences futures (ou les diriger vers un professionnel qui les aidera à le faire) , pour ainsi les amener à valider en conscience si c’est vraiment ce qu’ils souhaitent assumer pour eux-mêmes. A l’extrême, sachez que même celles et ceux qui ont en tête une tentative de suicide ne reviennent pas sur leur décision parce qu’on leur interdit d’y penser ou de passer à l’acte . C’est parce qu’on accepte d’en parler avec eux objectivement,  sans limitation « bien/mal » de notre propre égo, que l’ouverture de coeur permet une écoute active qui leur permet la prise de conscience de ce qu’ils envisagent pour eux-mêmes.

 


3- Égo du dépendant : la puissance de l’amour inconditionnel 

égo du dépendant L’amour inconditionnel d’un proche qui a développé les perceptions de l’égo du dépendant n’est donc pas synonyme de « ne rien faire » ni « tout permettre« , comme nous l’avons vu ensemble dans cet article.

Il est normal que notre mental résiste à ce concept parce que nous croyons que cela signifie être d’accord, approuver, encourager ou légitimer. L’amour inconditionnel est une notion qui ne peut être comprise du mental mais vécue avec le coeur

 

Aimer inconditionnellement nos proches c’est avant tout faire preuve d’humilité et de responsabilité en assumant de rester à notre place. C’est aussi différencier ce qu’ils « font » de ce qu’ils « sont ». 

  • C’est reconnaitre que quel soient nos conseils, nous ne savons pas ce qui est bon pour eux à leur place. Nous ne savons pas si cette nouvelle expérience qui semble les saboter en apparence ne va pas enclencher le déclic nécessaire à ce que leur décision de changement ne soit plus une option. 
  • C’est reconnaitre qu’eux seuls auront à assumer les conséquences de leurs choix.  Nous avons le droit de ne pas être d’accord et de ne pas approuver leurs décisions. 
  • C’est respecter le niveau de conscience qui est le leur, avec ni plus ni moins de valeur qu’un autre être humain.
  • C’est encourager l’autre à choisir la meilleure version de lui-même, non plus par le rejet, la menace ou la critique, mais en étant la personne qui fait sentir à ceux qu’elle aime qu’ils sont dignes d’amour quel que soient leurs choix. 

J’espère, du plus profond de mon coeur, que cet article saura vous aider à ressentir de la gratitude pour vos proches qui expriment leur égo du dépendant et voir à quel point ils vous poussent à grandir maintenant, déjà tels qu’ils sont, qu’ils fassent un jour ou jamais le choix de leur indépendance.

Chaleureusement. 

Carole Rinaldi.


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Ressources complémentaires à cet article :

3 thoughts on “Égo du dépendant : Comment aider un proche qui a la blessure d’abandon?

  1. Merci Carol de tes expliquations ..Tres pertinantes. C est un reel plaisirs ..abrazo chaque analise..j adore. .j apprend et je me en aplicación. ..je transforme…….

  2. Un grand merci pour cette article…la notion d’humilité et d’amour inconditionnelle m’interpelle…j’ai appris beaucoup de choses, et merci pour mon fils de 5 ans sur qui je vais pouvoir appliquer ces conseils…

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