Guérir la blessure d’abandon : les points les plus importants

Sur ma chaine youtube, la TÉLÉ BIENVEILLANTE, vous êtes nombreux à nous poser la question de comment guérir votre blessure émotionnelle d’abandon?. Si vous y découvrirez de nombreux sujets en live sur l’ensemble des 5 blessures émotionnelles, ce blog-ci est dédié à la blessure émotionnelle d’abandon, pour les raisons évoquées ici.

En effet cette blessure émotionnelle, plus que les 4 autres existantes,guérir la blessure d'abandon semble réellement vous poser problème pour vous sentir heureux et épanoui dans votre Vie. C’est donc pour répondre ouvertement à cette question sur la guérison de vos blessures que j’écris cet article. Si les éléments qui vont suivre vous guident et vous aident, pensez à les partager. Toutes les ressources présentées sur ce blog vous sont accessibles en libre accès.

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Depuis que je travaille à partager et transmettre sur l’acceptation de soi,  j’ai pu observer les erreurs que font la majorité des gens qui souhaitent guérir leurs blessures émotionnelles. Elles ne sont pas nombreuses mais elles sont radicales pour les mener à toujours plus de résistance contre eux-mêmes. C’est pourquoi il sera important que j’explique ci-dessous ce que j’entends par « guérir la blessure d’abandon » afin de vous éviter bien des déconvenues.   Donc nous verrons ce qu’est la guérison d’une blessure émotionnelle et comment se libérer des émotions induites par l’égo, en l’occurence l’angoisse et la tristesse pour la blessure d’abandon majoritaire. Ce que je souhaite vous transmettre aujourd’hui à travers cet article, c’est la compréhension de ce qui créent votre attachement à la personnalité du dépendant (masque de la blessure d’abandon) et les étapes à suivre progressivement pour vous permettre d’en vivre grandit intérieurement ainsi que plus confiant en l’avenir.

 

1- Les erreurs que font la majorité des gens pour guérir la blessure d’abandon.

Faites-vous les 2 erreurs ci-dessous?. 

1-1 – Guérir la blessure d’abandon par la lutte.

 

guérir la blessure d'abandonL’erreur majoritaire que font les gens quand ils veulent guérir une blessure émotionnelle est de vouloir s’en débarrasser (et que ça saute!) comme s’il s’agissait de quelque chose de négatif, sournois, responsable de tous leurs états de mal-être.

La réalité est qu’ouvrir les yeux sur une blessure émotionnelle dérange par vérité de ce que nous nous faisons subir à nous-mêmes. Et nous mettons tant d’énergie à fuir cette réalité.  Par exemple, prendre conscience de la blessure émotionnelle d’abandon majoritaire dans ses états d’être, c’est reconnaitre  les comportements limitants adoptés en portant le masque du dépendant (lire ici). Bien que ce soit désagréable à reconnaitre pour l’égo, c’est une bonne chose d’enfin en arriver à cette étape là, car il faut énormément d’énergie (stratégies de compensation, compulsions, consommation) pour entretenir les apparences. Que voulez-vous! Nous n’aimons pas que les autres nous mentent mais nous sommes bien plus forts pour nous mentir à nous-mêmes!

Ce n’est donc pas agréable de reconnaitre que l’image donnée en société pour être aimé est parfois très éloignée de la réalité. Si nous prenons le cas de la blessure émotionnelle d’abandon majoritaire, les personnes concernées par cette blessure font tout ce qu’elles peuvent pour se faire croire (à elles et aux autres) qu’elles sont autonomes, solitaires, au point de n’avoir besoin de personne pour réussir leur vie.  Si cela est la version que l’égo croit et défend avec ferveur, la réalité est autre pour s’éviter de sentir le vide intérieur et les angoisses provoquées par la solitude. L’apparence donnée en société tente d’être la plus éloignée possible de celle de la petite fille ou du petit garçon qui a cru profondément « ne pas être assez » et qui cherche encore à l’âge adulte comment recevoir des autres ce qu’il ne se donne pas à lui-même. (Lire l’article ici : mieux comprendre la personnalité du dépendant).

Sachez qu’il est donc normal et compréhensible qu’il ne soit pas agréable de reconnaitre tout cela en vous mais sachez aussi que c’est la lutte à ce qui est, qui cause votre souffrance et votre épuisement. Nous verrons un peu plus loin dans cet article que la reconnaissance est une étape primordiale pour mieux se libérer de la blessure d’abandon.

 

1-2 – Guérir la blessure d’abandon : quelle définition?.

 

La seconde erreur que font les gens avec la guérison de leurs blessures émotionnelles est de croire que guérir signifie qu’elles n’interviendront plus jamais dans leur relation avec eux-mêmes et les autres. Dans le cas de la blessure émotionnelle d’abandon, cela reviendrait à exiger de ne plus jamais être victime, dépendant ni plaintif. Et donc par définition être toujours confiant, responsable, courageux…C’est à nouveau une forme de lutte contre ce qui dérange au profit ultime de ce qui valorise. Voyez-vous la source de frustration évidente à venir?. Si vous démarrez une démarche de développement personnel avec une attente comme celle-ci envers vous-même, vous ne vous laissez pas d’autres options que la frustration et le découragement à venir.

Guérir de la blessure émotionnelle d’abandon ne signifie pas être vigilant à ce qu’elle ne se présente plus jamais dans vos perceptions. Cela, c’est du contrôle et je n’ai encore jamais rencontré une personne sans aucune blessure. D’ailleurs, quand on connait la puissance de ce levier pour nous épanouir et nous ouvrir aux autres, on n’éprouve aucun intérêt à poursuivre cet idéal. J’en profite donc pour remercier les propositions de thérapeutes qui veulent  » virer mes blessures émotionnelles à distance« . Faites ce que vous avez à faire, mais sachez que je ne suis pas intéressée.

Si vous reconnaissez que les 2 erreurs ci-dessus ne peuvent vous mener qu’à plus de lutte contre vous-même, voici ce que vous allez découvrir ci-après pour apprendre à guérir votre blessure d’abandon majoritaire.

Nous verrons 3 points essentiels à cette guérison que je résume ci-dessous :

1.Reconnaitre et mieux comprendre comment s’est construite progressivement votre addiction émotionnelle à l’angoisse et la tristesse. Vous en donner le droit et vous remercier en réalisant à quoi ces états devenus permanents ont répondus pour vous protéger.

2. Observer les comportements que vous adoptez sous influence de ces émotions et être reconnaissant de pouvoir les identifier sans jugements. Ne pas vous forcer à ne plus être ces comportements mais vous en donner le droit quand ils se présenteront à l’avenir, même s’ils ne sont pas votre préférence. Le but n’est pas de les éradiquer en luttant mais de vous en détacher en devenant de + en + conscient rapidement de ce que vous vivez intérieurement.

3.Comprendre qu’il faudra du temps pour permettre à votre corps de se libérer de votre addiction à ces états d’être et émotions, mais qu’à chaque instant présent, une infinité des possibles s’offre à vous. Rien ne vous empêche de penser et agir pour votre futur dans une biochimie différente de votre biochimie habituelle. 

 

2 – Précieuses clés pour guérir la blessure d’abandon.

2.1- Reconnaitre avec humilité.

La première étape dont je parle fréquemment dans mes vidéos live sur les blessures émotionnelles est celle de l’observation de soi et des comportements adoptés sous influence de notre égo. C’est vraiment une étape très importante mais pour les raisons évoquées ci-dessus,  les gens attendent d’autres conseils plus radicaux pour « attaquer en profondeur » leurs blessures émotionnelles, comme ils s’attaquent à leurs kilos en trop avant l’été. Comprenez qu’il n’y a pas de mal à cela, simplement un résultat en conséquence. Si vous avez déjà expérimenté le fait de vouloir vous débarrasser du masque d’une blessure, vous avez constaté que cela ne fait qu’amplifier le problème puisque vous luttez contre ce que la blessure vous invite à accepter.

La blessure vous adresse une invitation, non une punition

Qu’est-il temps de reconnaitre face à la personnalité du dépendant?

  • Il est temps de reconnaître combien vous vous sentez peut-être vide à l’intérieur, combien vous ne prenez pas le temps de définir ce qui est important pour vous et comment vous tentez de camoufler ou combler tout cela par l’environnement. Il est temps de réaliser que votre corps mental est épuisé par l’énergie que vous coûte l’entretien du masque.
  • Il est temps de reconnaitre que vous vous sentez peut-être seule, « jamais assez » et que fuir cela ne vous aide pas. Au contraire, cela vous pousse à des attitudes victimisantes, égocentriques et de dépendance affective.

Je vous propose d’enfin dire OUI à ce qui est, reconnaitre vos créations sous influence de la peur, sans pour autant croire que vous allez être ainsi toute votre vie et devoir subir ces états pour le reste de vos jours. La reconnaissance vous offre un avenir libre de ce qui vous pesait par le passé et qui se répétait par inconscience dans le moment présent. Maintenant que vous avez fait le pacte d’être vrai avec vous-même,  il est temps de reconnaitre comment vous vous y prenez pour maintenir la personnalité du dépendant et pourquoi cette tristesse semble vous coller aux basques dans votre moment présent. Tout cela pour vous aider à mieux vous en détacher.

2-2  Comprendre l’addiction à la personnalité du dépendant.

Vous allez certainement réagir à ce titre-ci et c’est voulu car tellement représentatif de ce que je rencontre dans mes échanges avec vous au quotidien.

« Comment puis-je être dépendant d’une blessure émotionnelle? Avec toutes les catastrophes qu’elle amène dans ma vie! Non, tous mes efforts sont concentrés à m’en défaire. « 

Pour l’expliquer brièvement, aussi inconfortable que ce soit à lire, votre corps est aujourd’hui addict aux émotions d’angoisse et de tristesse liées aux perceptions de votre enfance. Bien que ce ne soit ni bénéfique pour votre mental et votre santé, c’est devenu une sorte d’état d’équilibre.

Et vous pourrez le vérifier ainsi : même lorsque vous prenez conscience mentalement de toute la richesse que vous possédez ici et maintenant dans votre vie, (par exemple en prenant soin d’en faire une liste), cela ne suffit pas pour faire évoluer durablement votre état d’être vers la gratitude et la reconnaissance. Vous accordez naturellement plus d’intensité émotionnelle à la perte qu’à la richesse que vous possédez déjà.

Pour quelle raison ?

Parce que si vos pensées souhaitent aujourd’hui l’abondance, votre corps baigne depuis des années dans la biochimie du manque. Ce n’est pas la blessure émotionnelle d’abandon qui vous prive d’accès au bonheur mais cette dualité corps/esprit qu’il va vous falloir reconnaitre et traverser en douceur. Cette addiction s’est progressivement installée par les souvenirs de manque/d’absence que vous avez entretenus et revécus tellement de fois en pensées que votre corps n’a plus fait la différence entre l’expérience réelle vécue et l’expérience repensée. En d’autres termes, vous avez souffert d’un manque affectif dans votre passé avec votre parent du sexe opposé et vous avez prolongé cet état de souffrance en vous en ré-imprégnant régulièrement. Cet état de tristesse et d’angoisse est devenu une sorte d’état constant pour votre corps, vous permettant d’être en alerte face aux potentiels risques futurs d’abandon. Vous en êtes donc venu à créer votre avenir à partir de la mémoire de vos événements passés et de votre biochimie du manque dans l’instant présent. A votre avis, quelles en sont les conséquences sur votre création du futur?

Quelles conséquences? 

La principale conséquence de créer votre futur à partir de la biochimie du manque dans le moment présent est que votre environnement vous donnera des raisons de vous sentir cohérent avec vos perceptions.  Autrement dit, si vous créez votre futur en laissant vos perceptions vous maintenir dans un état d’angoisse au présent, votre environnement vous apportera le support qui permettra de recevoir votre dose d’anxiété.  

Par exemple: Vous aurez pour rituel de regarder le journal télévisé tous les soirs à 20h. Vous rencontrerez spontanément des personnes qui, sans que vous n’ayez rien demandé, viendront vous parler des dernières catastrophes mondiales…etc. Et vous penserez que le monde va mal, que les gens sont de pire en pire , sans réaliser que « cela est » pour que vous puissiez maintenir en vous-même que vous avez bien raison d’angoisser

Voyez-vous le mécanisme?.  Tout est parfaitement huilé dans votre environnement extérieur pour vous apporter de la cohérence avec votre état d’être interne, sans même que vous ne vous en rendiez compte. Comprenez qu’il n’y a toujours pas de mal à cela. Face à la souffrance du manque affectif perçu dans votre jeunesse, vous avez fait au mieux de vos connaissances pour vous protéger.  Aujourd’hui, il semble que les conséquences engendrées par la personnalité du dépendant dans votre vie présentent plus d’inconvénients que de bénéfices. Il semble aussi  qu’entretenir le masque vous épuise moralement et physiquement. D’ailleurs, peut-être avez-vous une liste longue de tentative de camouflage de votre sentiment de vide intérieur par les achats, la nourriture, le tabac, les réseaux sociaux…etc, et face à ce constat vous admettez que ce n’est toujours pas efficace. Pire! Il vous faut toujours une plus grande consommation pour refouler ce que vous fuyez, qui ne demande pourtant qu’à être accueilli.

 

3- Guérir la blessure d’abandon : Comment faire?

 

Lorsque vous prendrez désormais conscience que vous êtes entrain de vous angoisser ou de vous sentir triste/vide/ »pas assez » par vos perceptions habituelles du manque et de la perte, repérez le petit jeu de votre égoPuis repérez la posture que vous avez adoptée, les souvenirs que vous êtes allés chercher dans votre mémoire et les pensées qui tournent à cet instant dans votre tête. Soyez observateur de la façon dont vous vous y prenez et de ce que vous êtes entrain de vous faire vivre dans le moment présent.

guérir la blessure d'abandon

Après la lecture de cet article, vous mettrez des mots sur ce que vous êtes entrain de vivre et pourquoi vous êtes entrain de le vivre. Votre corps est entrain de demander à se nourrir de son addiction habituelle, comme nous pourrions le faire en allant chercher une dose de sucre ou de chocolat. Quand cela se produit, donnez-vous le droit d’être encore ainsi. Donnez-vous le droit de parfois choisir vos peurs à votre responsabilité. Ça arrivera encore et toujours par moment, parce que vous êtes humains et que c’est parfait ainsi. Cela ne signifiera pas que vous ne guérissez pas votre blessure émotionnelle d’abandon.

Je vous rappelle que guérir la blessure d’abandon ne consiste pas à ne plus jamais être ce qui vous limite ni ne plus jamais vivre de l’angoisse. C’est juste prendre conscience plus rapidement de ce qui se passe en vous, de réaliser à quoi ça répond, pour avoir le choix d’agir libre de vos peurs et de vos souvenirs passés. Guérir la blessure d’abandon c’est reconnaitre ce que vous cherchez à apaiser, camoufler, refouler en toute humilité. Car vous avez fait de votre mieux. C’est aussi observer les comportements limitants vous étiez entrain d’adopter pour y parvenir. C’est ensuite choisir entre le maintien du « vous » du passé ou la mise en route du nouveau « vous », conscient qu’il n’est plus son passé dans l’instant présent et reconnaissant de l’infinité des possibles qui s’offre à lui.


Ressources complémentaires à cet article

7 thoughts on “Guérir la blessure d’abandon : les points les plus importants

  1. Bonsoir Carole,
    Étant dépendant à plusieurs titres j’essaie certainement d’attirer ton attention par le tutoiement et l’empathie.

    J’étais en couple avec un contrôlant et la rupture a été violente vu les profils des personnes impliquées, lui toujours raison, moi toujours victime.

    Je suis moi-même coach sportif et la dépression post rupture m’empêche en ce moment d’être dans le soin de l’autre car j’ai du mal à prendre soin de moi.

    J’ai essayé de rompre le lien avec mon psy puis aussi celui mental avec mon ex mais en bon dépendant je rame.

    Bref ayant l’esprit sportif je cherche de quoi gérer mes addictions (hypersensibilité, réseaux sociaux, substances psychotropes, sport intensif…) comme un programme sportif que je pourrais suivre.

    Tes vidéos me font réfléchir et je tente d’avancer.

    Sportivement
    Sébastien

    1. Hallucinant 😂 moi aussi coach sportif, et ce que tu écris raisonne en moi à 100%,et j’y travaille, sur des lectures, des vidéos, des méditations, mon comportement passé et actuel.

  2. WOW, Sincèrement, votre blog est un cadeau pour moi, en ce moment!

    Après seulement trois grosses séances de lectures sur votre blog (et des années en thérapies et d’introspection, on s’entend, hehe), j’ai réussi à enfin comprendre ma posture globale, physique et surtout mentale, et la façon dont je vivais ma blessure d’abandon, au quotidien!!

    Je suis tellement reconnaissante, et vraiment, j’adore vous lire!
    Continuer votre travail important, il vaut la peine, comme vous savez 🙂

    Merci merci merci
    Ressource incroyable, écriture simple et juste, WOW

  3. je me reconnais totalement dans cette blessure (enfant placé à la DDASS) .mais que faire de tout ça ?…..intellectuellement ,mentalement je comprends et adhère à ce que vous décrivez et qui raisonnent en moi (physiquement par des angoisses et intérieurement )une fois le constat fait que faire ?

    1. Bonjour Gérard, vous trouverez de nombreuses ressources sur ce blog et sur ma chaine youtube la télé bienveillante pour vous accompagner dans ces premiers pas à poser.

  4. Ma femme, amour de ma vie, mère de ma fille de 2 ans, pour laquelle je me suis expatrié, ai tout donné pour créer une famille… à une «blessure d’injustice», moi une «blessure d’abandon».

    => c‘est tragique, je pourrais faire mes preuves, pour peu qu’elle me soutienne / elle a besoin de preuves pour me soutenir. Pour moi c‘est possible si chacun s’applique.

    Mais elle ne le voit pas sous cet angle, elle ne se fie qu‘à son propre monde de valeurs sans essayer de se projeter à ma place, car ne fournissant pas assez de preuves, elle ne voit pas pourquoi se dépasser, c‘est à dire relativiser ses propres valeurs qu’elle veut sévère, dures, solides, pour considérer un point de vue différent.

    On se trouve dans une impasse

    Grâce à votre blog, j’appends beaucoup.

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