Auto sabotage et peur de l’abandon

De peur de l’abandon aux processus d’auto sabotage

auto sabotage et peur de l'abandonSujet fascinant que celui de l’auto sabotage dans le cadre de la blessure émotionnelle d’abandon! J’espère vous régaler avec ce tout nouvel article qui aura pour but d’illustrer les schémas limitants qui frustrent la personnalité du dépendant, d’autant plus quand il n’en a pas forcément conscience.

 

 

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1.1  AUTO SABOTAGE PAR PEUR DU MANQUE ET DE LA DÉCEPTION

                   Il y a tout d’abord celles et ceux qui, par peur/résignation/anticipation de l’abandon, vivent dans la peur de l’engagement et se privent de créer de nouveaux liens avec les autres. Se priver de relations sociales est une forme d’auto sabotage quand celle-ci est motivée par peur, honte ou culpabilité. La personnalité dépendante qui agit ainsi pensent pouvoir se sécuriser le plus possible des souffrances de l’abandon en s’évitant de trop s’attacher aux autres

La personnalité dépendante qui agit selon cette croyance limitante, affirmera d’ailleurs qu’elle a fait le choix conscient de rester seule dans sa Vie. C’est en partie vrai. Mais si elle est pleinement authentique avec elle-même, elle admettra que ce choix est davantage motivé par la peur de souffrir (à nouveau!) du manque affectif, de la peur d’être (encore!) déçue, que du réel désir et plaisir de la solitude.  (Lire l’article sur la peur de l’abandon et la personnalité dépendante

Les moments où elle reste seule seront d’ailleurs comblés par plusieurs sources d’occupation et de distractions, d’une tendance à l’insomnie la nuit,  pour s’éviter la confrontation directe avec ce qu’elle redoute le plus : son intériorité, sa solitude

 1.2 –  SOIF D’ATTENTION PAR PEUR DE LA SOLITUDE

                      Et il y a aussi, à l’inverse, les personnalités dépendantes qui font du lien social une valeur haute dans leur Vie, du fait qu’ils ont perçu un vide à ce niveau précis. Cette soif de lien social, si elle est motivée par la peur de la solitude, deviendra davantage une soif d’être le centre de l’attention.  Cette nouvelle forme d’auto sabotage consiste à dépenser une énergie considérable pour ramener les problèmes des autres à soi et attirer en permanence l’attention. Cet auto sabotage revient à une façon d’échapper au sentiment de solitude

auto sabotage et dépendance affectiveJ’en profite pour faire ici une parenthèse sur les talents développés par la personnalité dépendante à son insu. Car si la peur les pousse à l’auto sabotage, le besoin de créer du lien social les pousse aussi à expérimenter l’exercice d’aller vers les autres. 

Lorsqu’elles se libèrent de l’emprise de leurs croyances limitantes et de la peur de l’abandon, il est fréquent que les personnalités dépendantes deviennent des expert(e)s de la communication, du lien avec les autres et/ou de l’organisation (prévoyance). Lorsque le lien se fait entre les talents développés au service de vos catégories de Vie les plus importantes et le manque affectif passé,  la personnalité dépendante donne du sens à ses souffrances et réalise tout ce qu’il lui a permis de créer.

Comme l’écrit J.J Goldman dans la chanson, « c’est ta chance » :

« Y’a tant d’envie tant de rêves qui naissent d’une vraie souffrance« .  

Mais dans cet article là, je vous parle de la personnalité dépendante au moment où elle fuit encore par tous les moyens l’idée de se retrouver seule. Cette personne là cherche en conséquence à :

  •  plaire à tout le monde (à ne décevoir personne)
  • recevoir le soutien, l’attention et l’affection qu’elle ne se donne pas à elle-même.

 

Dans les deux cas vus ci-dessus,  la peur de la solitude étant à l’origine des comportements adoptés, la personnalité du dépendant continue d’attirer à elle ce qu’elle redoute le plus : l’isolement, la mise à l’écart, l’abandon. Elle dira d’ailleurs que, même en créant beaucoup de lien social, elle continue à ressentir du vide à l’intérieur. Nous allons voir pourquoi et comment dans les lignes qui suivent. 

Ici, je vous propose de voir ensemble les formes d’autosabotage les plus courantes  chez la personnalité du dépendant, qui permettront de répondre à 2 questions :

  •  Comment sa simple peur de l’abandon peut-elle se matérialiser en faits réels d’abandon?
  • Pourquoi le sort et la malchance semblent t-ils s’acharner spécialement sur la personnalité du dépendant? A t-il vraiment la poisse

AUTO SABOTAGE N°1 : QUAND LA PEUR DE L’ABANDON ENGENDRE LE SENTIMENT D’ABANDON.

2.1  ILLUSTRATION AVEC LA PEUR DE DÉRANGER 

              La personne concernée par la blessure émotionnelle d’abandon arrivera à se convaincre assez facilement qu’elle n’est pas assez importante pour son entourage. Comment? En sautant très souvent et très vite aux conclusions…

Sa peur du manque affectif, la pousse à s’oublier dans ses relations à l’autre pour penser/être/agir le plus possible en fonction de ce que l’on attend d’elle.  C’est la peur de l’abandon qui pousse la personnalité dépendante à ne pas déranger, à ne pas être en désaccord avec qui que ce soit. Pour être aimé (= s’assurer de ne pas être abandonné), il faut s’oublier pour plaire et ne pas décevoir.  

Avez-vous maintenant une petite idée sur la façon dont cette simple peur, issue à la base de la confusion entre « plaire » et « être aimé »,  vient concrètement se matérialiser en abandon dans la réalité ?

Avec un peu de recul, c’est assez facile à comprendre. 

Prenons l’exemple concret de la peur de déranger. 

Ayant peur de déranger, la personnalité dépendante ne formule généralement pas de demandes claires et directes. Demander c’est prendre le risque d’être une personne culottée, dérangeante aux yeux d’autrui. Elle s’exprime donc d’une façon subtile où l’interlocuteur est censé comprendre et déduire les demandes implicites. Or, ce n’est pas toujours le cas! L’interlocuteur ne devinera pas forcément la demande implicite qui se cache derrière l’affirmation et celle-ci restera alors sans réponse. La personnalité dépendante interprétera cette forme d’ignorance comme la preuve qu’elle n’est pas considérée par autrui.

auto sabotage et peur de l'abandonPour une personnalité dépendante, sensible à la peur de l’abandon, cela suffit à devenir une première opportunité de renforcer le malaise déjà présent en elle. Pourtant l’interlocuteur n’a pas concrètement souhaité abandonner cette personne. Il n’a simplement pas répondu à une demande qui n’a pas été clairement formulée.

Autre exemple, il est fréquent, lorsque je reçois un email en provenance d’une personnalité dépendante qu’il contienne la mini expression d’un début de demande en objet, suivi d’un pavé (=partage), sans aucune question concrète pour terminer. Le message se finit pourtant par « Dans l’attente de votre réponse« , mais je ne sais pas à quoi répondre concrètement. 🙂 

Voyez comment une simple crainte peut motiver nos actions et comment elle peut contribuer à faire grandir un sentiment d’abandon déjà presque anticipé. 


AUTO SABOTAGE N°2 : COMMENT LA PEUR DE L’ABANDON ENGENDRE-T-ELLE UN FAIT RÉEL D’ABANDON?

             Nous venons de voir ci-dessus comment une simple angoisse d’abandon peut dicter nos comportements et venir renforcer un sentiment d’abandon déjà existant. Mais avoir peur de l’abandon ne limite pas à la simple peur de déranger ni à la difficulté à exprimer ses demandes.  Cela va plus loin. Cette peur engendre aussi la soif d’attention,  le besoin de soutien par rejet du manque affectif. 

3.1  ATTIRER L’ATTENTION ET NON LES SOLUTIONS.

êtes-vous adeptes des  « OUI MAIS »? ou « OUI MAIS MOI LE PROBLÈME C’EST QUE… » pour les plus téméraires!  (Retrouvez également l’histoire des « oui mais » entre un manager et son employé sur le pédomorphisme)

Là encore, je vous invite quelques secondes à prendre du recul sur les comportements logiques engendrés par la peur d’être abandonné. Imaginez que vous ayez souffert d’un profond manque affectif dans votre enfance et que cela ait été associé dans votre mémoire comme profonde insécurité.

Imaginez que maintenant adulte, vous cherchiez à fuir autant que possible les circonstances de revivre ce sentiment de vide ou de solitude,

Agiriez-vous comme une personne responsable, forte, montrant ouvertement qu’elle n’a besoin de personne pour être heureuse dans la Vie?. Il y a des chances pour que vous fassiez exactement tout l’inverse, n’est-ce pas?

Car dans ses perceptions, la personnalité du dépendant est en effet convaincu que s’il prenait sa Vie en mains, il ne recevrait plus l’amour ni l’attention des autres. Il ne cherche donc pas à résoudre les problèmes qu’il s’attire du même coup en cascade. Le dépendant apprend inconsciemment à tirer profit de ses problèmes pour se convaincre et justifier aux yeux des autres qu’il n’a pas de chance (la poisse) et qu’il a besoin de soutien. Ainsi :

  • en se montrant plus souvent dans le besoin,
  • la malchance,
  • en se faisant paraitre faible,

Il s’assure que les autres ne le laisseront pas tomber. Cela peut même aller plus loin! Il va parfois jusqu’à exagérer le problème réel pour faire culpabiliser autrui à l’idée même de le laisser tomber dans une telle situation. (voir la vidéo sur la manipulation affective chez la blessure d’abandon

Comme vous l’imaginez, c’est une nouvelle déception qui attendra tôt ou tard la personnalité dépendante :

  • Les problèmes étant au coeur de toutes les discussions,
  • les discussions ramenées en permanence à soi,
  • la manipulation affective rarement appréciée d’autrui,
  • les solutions proposées n’étant jamais les bonnes avant même de les avoir testées ou envisagées…

auto sabotage et excuses

…Nombreux sont celles et ceux, pourtant bien intentionnés, qui s’épuiseront  des « OUI MAIS  » et des « C’EST DIFFICILE » en cascade, pour prendre leur distance avec la personne concernée. 

Même les personnalités « sauveurs » (=souvent blessure de trahison) , pourtant friands des premiers signes de faiblesse de la personnalité dépendante (= faire la démonstration de leur force), verront leur égo en prendre un coup. Comme les autres, leurs efforts ne seront  » pas assez » pour combler le manque affectif et la soif d’attention que ressentent les personnalités dépendantes.

Voulant être cohérent avec leur réputation de sauveur, ils se désengageront subtilement de cette relation où ils se sentent impuissants pour trouver une nouvelle victime à impressionner.

Et à votre avis, qu’en conclurera la personnalité dépendante après s’être attachée et avoir fantasmé sur la personnalité du contrôlant? (= Conn…..!)

« C’est toujours pareil!…Quand j’aime (=je m’accroche et je vis en dépendance affective), on me laisse tomber et on m’abandonne. « 

Rebelote!  Nouvelle opportunité pour la personnalité dépendante de renforcer ses croyances limitantes.  J’ajouterais même : Comme d’habitude!


3.2 LA PEUR DE LA SOLITUDE

 

              Voici une autre petite histoire venant illustrer l’impact de nos décisions motivées par la peur, sur nos perceptions et nos relations avec leurs autres.

C’est l’histoire d’une femme qui rêve depuis toujours de vivre dans une maison au bord de la mer. La retraite approchant, ayant économisé durant toutes ces années à travailler, elle envisage de concrétiser ce projet qui lui tient à coeur. Seulement, il y a un « couac » dans l’histoire, une ombre au tableau.

Vivre son rêve, acheter cette maison, implique aussi dans sa situation de s’éloigner du reste de la famille et de se retrouver seule dans un endroit qu’elle ne connait pas. Comprenez bien, cette personne n’a pas comme valeur haute de base « la famille », ce sont simplement ses angoisses d’abandon qui en font une catégorie de vie importante dans ses perceptions. 

Voici donc ce qui se passe comme dilemme avec son égo :

Viendra t-on me visiter si je m’installe là-bas? Va t-on m’oublier à cette distance? Aura t-on toujours un intérêt à venir me voir?  Sur qui vais-je bien pouvoir compter si je venais à avoir un problème?

Et plus elle se pose ces questions, plus ses angoisses d’abandon ne cessent de monter. Son égo lui montre facilement le scénario où elle a toutes les chances de mourir seule, dans le noir et la solitude, si elle ose trouver le courage de prendre sa Vie en mains.

Bien trop risqué! 

La voici donc entrain d‘abandonner son rêve par elle-même, non pas par choix du coeur mais par peur de l’abandon.  Elle se cherche alors une petite maison de campagne qui ne sera, certes pas au bord de la mer, mais qui  « au moins » sera à proximité de tout le monde.

Oui mais voilà, la Vie est perfection et l’histoire ne s’arrête pas là!

Une fois installée, le reste de la famille ne la visite pas davantage. La raison est simple : Ces derniers n’ont jamais été très à l’aise avec les comportements de dépendance affective et de pédomorphisme de la personnalité du dépendant. Encore moins quand ils y sont confrontés quotidiennement!.

Son besoin de valorisation constante , sa recherche permanente d’attention,  ou ses tendances à la manipulation affective pour obtenir et culpabiliser, leur sont parfois difficiles à supporter.

Des conflits naissent, certains mettent donc un peu de distance en conséquence,  d’autres se forcent à lui rendre visite parce qu’elle a su jouer sur leur culpabilité.  (= « C’est pour être près de vous que je suis venue vivre à la compagne au lieu de réaliser mon rêve.« )

A votre avis, que ressent cette femme devant cette forme d’abandon? Que ressent-elle après avoir elle-même abandonné son rêve, persuadée de se protéger ainsi de la solitude, pour finalement arriver à ce résultat? 

Voici comment la personnalité dépendante a tendance à nourrir sa profonde tristesse de ne pas être assez importante et à le reprocher aux autres, malgré tout ce qu’elle estime faire de son côté pour eux. (=être aimée)


J’écris cet article parce que j’ai vu combien des femmes belles, intelligentes, puissantes peuvent gâcher leur santé et leurs relations à cause d’une perception qui les ronge.  J’ai passé une partie de ma Vie à me sentir impuissante à les voir se détruire par compulsion et se convaincre toutes seules qu’elles ne valent rien.

sortir de l'auto sabotageAujourd’hui, je sais qu’il y a une part de confort à la blessure émotionnelle d’abandon et à la personnalité du dépendant. Je sais que la Vie est perfection et leur attire autant de personnes et de situations nécessaires à la taille de leur résistance pour enfin leur donner l’opportunité de suivre leur coeur.

Cependant, j’écris ces mots pour toute femme qui sera prête, malgré sa peur d’être abandonnée, à dire STOP. A trouver le courage en soi d’avancer malgré la peur pour se faire honneur.

Si ces mots touchent ne serait-ce qu’une seule lectrice parmi vous  et l’aident à se sentir d’abord heureuse avec elle-même avant toute autre relation…j’aurais donné un sens aux enseignements et souffrance que ces femmes m’ont transmis. MERCI.


AUTO SABOTAGE ET BLESSURE D’ABANDON : DES RESSOURCES COMPLÉMENTAIRES

RAPPEL AGENDA – Du 06 au 08 septembre 2019 – Séminaire de Carole Rinaldi – « Renaître de la Blessure d’Abandon »- Enfin lever le masque du dépendant majoritaire.  EN SAVOIR +

4-1 LIVRE SUR L’ AUTO SABOTAGE

Etes-vous votre pire ennemi ? : 21 clés pour se libérer de l’auto-sabotage 

4.2 – l’AUTO SABOTAGE EN VIDÉOS

 

4.3 – RÉSEAUX SOCIAUX

25 thoughts on “Auto sabotage et peur de l’abandon

  1. Bonjour Carole. Que se soit en vidéo ou par écrit. Tout ce que tu dit est très pertinent. J’adore vraiment tout ce que tu fais et cela me fait progresser. Je découvre de plus en plus cette blessure d’abandon et c’est exactement moi. J’ai beaucoup de mal à analyser ce que je ressens comme si je ne ressentais rien et grâce à tes vidéos maintenant je sais que je vis de la peur au quotidien. Je pense que cela va beaucoup m’aider. Merci Carole pour tout ce que tu nous partage . Sophie

  2. Bonjour Carole et merci pour ce travail qui m aide j ai accepté cette blessure d abandon et me reconnais dans ces peurs je peux voir celle qui sont soigne et l acceptation a venir grâce à tous ces exemples : heureuse Sylvie
    😊

  3. « Si ces mots touchent ne serait-ce qu’une seule lectrice parmi vous et l’aident à se sentir d’abord heureuse avec elle-même avant toute autre relation…j’aurais donné un sens aux enseignements et souffrance que ces femmes m’ont transmis »

    C’est exactement ça Carole. Tes mots me touchent en plein cœur..Avant de te connaitre ,je subissais mes blessures car je n’en avais pas conscience. J’en pleurais et me mettait dans un état pas possible car je culpabilisais de ressentir ces émotions .
    Grâce à toi je sais que je me suis mis le masque du dépendant .La blessure d’abandon me provoque toujours des émotions négatives, mais désormais j’en ai compris le processus et les causes , par conséquent ce n’est plus une soumission .Je lâche prise ,et du coup je me sens mieux , plus légère.

  4. Bonjour Carole. J’aimerais que tu me suggères une piste à suivre car là, je me sens à bout. Je souffre de cette blessure d’abandon depuis bien longtemps et il y a des raisons à cela. Cela fait maintenant 4 ans que je vis rejet sur rejet et abandon sur abandon. Bien sûr je prends ma part de responsabilité dans ces événements et dans le fait que j’attire à moi ces situations difficiles et si blessantes. Mais là, on peut dire que je m’autosabote effectivement en m’isolant de tout le monde. Et non je ne trouve pas ça confortable… Mais je n’en peux tellement plus de vivre ça que j’ai l’impression que la moindre goutte de plus pourrait faire déborder le vase. Lorsque tu n’osais plus sortir de chez toi par crainte de t’attirer des situations agressives (article sur le pédomorphisme), comment as tu fait pour revenir à la « normale » ??? Là je me sens dépassée par mes angoisses.

    1. Chère Elodie, pour faire court et simple, j’ai compris que beaucoup de choses venaient à moi de par mon énergie. Dans la blessure d’abandon majoritaire, j’étais dans une énergie de manque, de plainte, de vide, de victimisation. Je ne pouvais pas attirer l’abondance, elle aurait de toute façon été trop insécurisante pour moi, j’aurais sans cesse ressenti la peur de perdre. Que ma posture (épaules basses, respiration coupée, plexus serré) ne pouvait que me mener aux angoisses. Que la façon dont je me parlais, mon vocabulaire: « C’est difficile », « c’est compliqué », « oui mais », ne m’amenait pas à me concentrer sur les bonnes questions.

      – A quoi est ce que je décide de mettre un terme dès maintenant?
      – Qu’est ce que j’apprends de la situation? A quoi je décide de dire stop maintenant?
      – A quoi la situation me pousse t-elle malgré moi?

      Parfois, les événements extérieurs nous poussent à bout pour nous forcer à faire surgir notre violence/puissance. Celle que l’on juge, dont on a peur et que l’on refoule pour être aimée de tous. Personne n’aime prendre le rôle de celui qui dit stop, qui recadre, qui pose des limites. Pourtant, il y a un prix à payer à trop se laisser envahir. Et parfois la Vie nous pousse dans nos retranchements pour que, malgré nos peurs, nous trouvions le courage par le raz le bol, de vivre autrement.

      1. Carole, je ne découvre ta réponse à ma question du 3/11/2017 que maintenant !
        Comme je suis tes vidéos pré-lancement de la troisième session « Épanouie grâce aux blessures émotionnelles » et que, comme tu l’as fort justement souligné en commentaire sur la vidéo 3, c’est un mécanisme nouveau pour moi, je « me mets à jour » 🙂 Pour en revenir à ta réponse… MERCI ! Merci pour ce partage de ta propre expérience. Ça me permet effectivement de me poser finalement les bonnes questions 🙂 Je sens que c’est le moment pour moi de changer, de trouver les outils qui me conviennent afin de lâcher les comportements et croyances qui me font du mal !
        Plein plein de gratitude Carole 🙂
        PS : j’adore quand tu me bouscules à travers tes vidéos et commentaires 😉

  5. Merci pour cette synthèse très claire sur la blessure d’abandon. Un bon rappel de ce qui se produit quand elle reprend le dessus et des points de vigilance à travailler.

  6. Cet article m’a permis de prendre conscience des mécanismes inconscients qui m’empêchent depuis des années de réaliser des rêves d’installation à l’étranger… Comme la maison en bord de mer! La question étant : comment se délivrer de ce besoin d’attention et dépasser l’interdit qu’on s’est fixé soi-même? Distinguer ses vrais besoins de ceux qui proviennent des blessures émotionnelles?

  7. Bonjour Carole ! Au jour d’aujourd’hui, ton anecdote concernant la dame qui abandonne son rêve de maison au bord de la mer à cause de la peur de la solitude me parle beaucoup. En effet, comment parvenir à vraiment identifier nos valeurs hautes alors que notre ego peut nous faire croire : « ma valeur haute = amour, amitié » ?
    As tu une piste à ce sujet ?

  8. Lire cet article m’a permis de ressentir que j’aime ma blessure d’abandon. Cela m’aide à l’accepter et à ne plus lutter. Merci Carole.

  9. Bonjour Carole,
    La blessure d’abandon s’étant très récemment révélée, je découvre avec plaisir et gratitude votre site. Merci.
    La phrase que je retiens est celle-ci : « trouver le courage d’avancer » ! C’est grandement résumé, mais c’est bien la clé. Je pense que montrer ses limites me sera aussi indispensable : je suis peut-être disponible mais je ne suis pas à sa disposition. J’ai de plus grands projets pour moi (et mes enfants) et j’ai à cœur de les laisser éclore, grandir et évoluer, pour ma plus grande joie (et sans doute aussi, quelques déceptions) – bien sûr, « les » désignant à la fois les projets et mes enfants, car j’ai à cœur de ne pas trop leur laisser de blessures moi-même.
    Merci encore de vos éclairages, cela m’a paru limpide, enfin 🙂
    Lili

  10. Bonjour et un grand merci !

    Actuellement je suis en larme car enfin je comprends pourquoi je suis malheureuse. Vous avez d’écris au mot près ce que je vis tous les jours. Je me sens enfin normale on va dire… Je me suis enfermée dans cette sécurité pendant trop longtemps. J’ai réussi à créer l’abandon auprès de mon ancien copain alors que je l’aimer plus que tout et j’ai même réussi à le pousser dans les bras d’une autre femme.
    Maintenant, je réalise que je ne veux plus cela, j’ai trop souffert et je veux enfin avancer et vivre une vie heureuse.
    Auriez-vous quelques conseils à me donner ? Du moins pour que j’avance positivement.

    Je vous remercie d’avance et maintenant car vous avez réussi enfin à trouver mon problème. Merci infiniment.

    1. Bonjour Cyrielle, vous venez de faire le plus important. Prendre conscience de vos comportements limitants motivés par peur, honte ou culpabilité. Il est essentiel de comprendre, dans un premier temps, que ces comportements répondaient à une intention bienveillante et aussi à des besoins non comblés. Ils n’étaient ni négatifs, ni positifs, ils étaient les meilleurs moyens à votre connaissance pour combler vos besoins jusqu’à ce jour. Identifier les besoins en question serait aussi un plus pour vous afin d’en prendre petit à petit la responsabilité, et donc moins attendre que les autres vous donnent ce que vous ne vous donnez pas en premier.
      J’insiste aussi sur le fait que « vivre une Vie heureuse » ne signifie pas forcément « vivre une Vie débarrassée de votre blessure d’abandon ». Ma blessure de trahison est toujours là dans mes perceptions et parfois réactions. J’ai appris à l’aimer et grandir grâce à elle.
      La différence avec avant, c’est que j’en ai conscience et que je fais plus rapidement la différence entre :
      – les faits réels d’une situation et mon interprétation personnelle des faits,
      – du vrai problème qui m’appartient quand je crois que c’est la faute d’autrui si je me sens mal.
      Un travail qui ne me débarrasse pas de ma blessure mais qui me permet de vivre épanouie puisque s’il m’arrive de croire que je suis victime des autres ou de la Vie, je me rappelle que je ne suis en réalité victime de rien ni de personne. Merci pour votre commentaire et à très bientôt pour d’autres ressources sur ce blog.

      1. Merci beaucoup de votre réponse. En effet, je ne me suis jamais écoutée, ni mes besoins principaux. Maintenant je comprends ce qui c’est passé. Je devais passer par cette étape pour avoir ce déclic.
        Encore merci de votre aide qui a sûrement changé ma facon de vivre.

  11. J’adore ce que tu fais … je souffre aussi de ce sentiment d’abandon et de cette tristesse permanente et j’essaie de m’accepter telle que je suis seulement parfois c’est malgré moi je porte de masque de dépendante parce que je ne sais pas réagir autrement mais ça viendra avec le temps

  12. Bonjour ma compagne (depuis 8 mois) vient de mettre un terme à notre relation. Je la retrouve exactement dans ce texte. Elle souhaite vivre seule avec son fils, elle ne se sent plus capable d’aimer…

    Tout allait bien, en dehors de son sentiment d’insécurité qui montait régulièrement en puissance. Je suis très épris de cette femme que je considère comme mon âme soeur.

    J’aimerais l’aider mais je me sens totalement impuissant…

    1. C’est parfois le cas Vincent. Nous n’avons pas le pouvoir de rendre heureuse une personne qui ne le décide pas par elle-même. Ces relations, qui nous touchent en plein coeur par moment ont aussi du sens dans notre propre parcours de vie. Nous aimons suffisamment pour chercher à comprendre et accueillir. Mesurer comment est-ce que nous sommes face à l’acceptation de notre sentiment d’impuissance par exemple. C’est une façon de retrouver son pouvoir en se concentrant sur ce qui nous concerne dans une situation qui ne nous appartient pas totalement. Mes pensées vous accompagnent.

  13. Bonjour Carole,
    Merci pour toutes les vidéos et articles que je lis depuis trois jours et qui ont été forts révélateurs. J’ai la blessure d’abandon majoritaire et je me reconnais oh combien dans ce que tu dis ou écris. J’ai déjà beaucoup avancé et je voulais savoir si en couple nous pouvons guérir de ces blessures ensemble ? si la prise de conscience de cela dans le couple peut nous permettre justement de construire notre relqtion autrement. En effet, nous avons déjà beaucoup avancé ensemble et je dirai surtout que j’ai beaucoup avancé par mes lectures, mon travail sur moi et le fait que je gagne en autonomie en confiance en moi à transformer notre relation. Toutefois, il reste des moments où je retombe dans mes peurs et ces moments là sont difficiles à vivre. Merci pour ton retour.

    1. Bonjour, A mon sens, la prise de conscience en couple des blessures émotionnelles peut vraiment être une opportunité de grandir ensemble.
      Mais ne pas croire que retomber dans vos peurs est négatif, seul le mental peut porter ce jugement. Le problème n’est pas de retomber dans la peur mais ce que vous croyez à votre sujet lorsque vous y « retombez ». Et il y a des chances pour que la croyance limitante « je ne suis pas encore assez » de la blessure d’abandon se mêle à ce qui est réellement entrain de se passer lorsque vous traversez un moment d’énergie basse. Au contraire, lorsque vous « retombez » dans la peur, c’est le moment de tester de nouvelles choses, d’apprendre de celles-ci et de mesurer le plus grand degré d’amour que vous vous portez. Je vous dirais donc que le vrai problème est de vous accrocher à une relation de couple où la peur ne devrait pas avoir sa place. Alors que vous pouvez en faire l’élément « déclencheur » pour une meilleure communication entre vous par exemple.

      1. Bonsoir Carole,
        Vous m’avez écrit  » Je vous dirais donc que le vrai problème est de vous accrocher à une relation de couple où la peur ne devrait pas avoir sa place. Alors que vous pouvez en faire l’élément « déclencheur » pour une meilleure communication entre vous par exemple. »

        Je ne comprends pas ce que vous voulez dire par cela. Ne devrait on jamais avoir peur dans notre couple même quand les peurs nous appartiennent bel et bien et reviennent nous titiller ? Mon mari m’a beaucoup rassuré et sa réassurance n’était jamais suffisante. Aujourd’hui il me rassure moins ouvertement ou plus par les gestes. Par ce que je comprends de ce que vous avez écrit c’est comme si notre relation devait en quelque sorte changer de cap et c’est ce que je ressens car je pense qu’il a aussi de cette même blessure mais n’en suis pas sûre. Comment en faire un élément « déclencheur » pour une meilleure communication comme vous dites ?
        Merci pour votre réponse.

        1. Bonjour, je vais préciser mes propos parce que ce n’est pas le sens que je souhaitais y donner. L’idée était plutôt qu’il est normal de ressentir de la peur quelle que soit la blessure émotionnelle et le travail fait dessus.La peur n’est pas forcément un problème au sein du couple, le problème est de croire qu’elle est un problème. Trop de gens sont attachés à l’image d’une relation de couple lisse, d’une relation réussie s’ils ne vivent que des émotions « agréables » ensemble. La réalité est que tout être humain vit en couple des émotions confortables mais aussi inconfortables. Que le couple peut en grandir. Ressentir de la peur ne signifie donc pas que vous n’avez pas assez travaillé sur votre blessure mais que c’est justement le moment de mettre en application ce que vous avez appris de votre relation avec vos émotions et d’en mesurer la progression. J’espère avoir pu vous clarifier ma réponse précédente. Chaleureusement.

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